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Une Fondation de la liberté de presse pour financer WikiLeaks


Rédigé le Mardi 18 Décembre 2012 à 13:06
Andrée Navarro


Une «Fondation de la liberté de la presse» a été créée hier par des personnalités américaines pour «financer et soutenir des organisations attaquées pour avoir publié la vérité.


The Freedom of the Press Foundation
The Freedom of the Press Foundation
Le site WikiLeaks a eu un retentissement mondial en 2010 en publiant des rapports confidentiels de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan ainsi que quelque 250 000 télégrammes diplomatiques américains.


Dans son communiqué baptisé «WikiLeaks déclare la guerre aux blocages bancaires», Julian Assange accuse les cartes bancaires Visa et Mastercard, ainsi que le site de paiement en ligne Paypal et Bank of America de bloquer «95% des donations au bénéfice de WikiLeaks». Ce qui aurait conduit à faire chuter les réserves financières du site de «plus d'un million de dollars en 2010 à moins d'un millier de dollars en décembre 2012». Fin novembre, Julian Assange avait affirmé que ces blocages de donations avaient entraîné un manque à gagner global de 48,5 millions de dollars.


«Nous avons combattu ce blocage immoral pendant deux longues années. Nous l'avons brisé devant les tribunaux (...), en France et en Allemagne et aujourd'hui, avec nos généreux et puissants amis qui croient encore au Premier Amendement, nous allons le briser aux États-Unis», indique l'Australien Julien Assange dans le communiqué.

La fondation va permettre «aux donations en faveur de WikiLeaks d'être dorénavant déductibles des impôts aux États-Unis et en Europe». Elle pourra également financer d'autres sites internet d'informations tels que «The upTake », «TheNationalSecurityArchive» ou «MuckRockNews ».

The Freedom of the Press Foundation (FOPF) entend promouvoir et financer un «journalisme opiniâtre, d'intérêt public visant à exposer toute mauvaise gestion, corruption et actes illégaux de la part d'un gouvernement».

Rappelons que le fondateur de WikiLeaks, est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres depuis près de six mois afin d'échapper à une extradition vers la Suède pour une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés, qu'il a toujours niée. Il craint d'être ensuite extradé vers les États-Unis.




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