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Sauvegarde des vieux livres – leur odeur passée au détecteur


Rédigé le Lundi 25 Février 2013 à 04:02
Andrée Navarro


L'odeur des vieux livres pourrait servir à estimer leur état de dégradation. Pour mieux les conserver, la British Library cherche à mettre au point un détecteur capable de déterminer les composés volatils émis par le papier vieillissant, afin d'éviter que les acides n’endommagent les ouvrages voisins.


Sauvegarde des vieux livres
Sauvegarde des vieux livres
Le papier s’érode avec le temps et cette dégradation s’accompagne de l’émission dans l’air de molécules spécifiques qui confèrent aux vieux livres une odeur tout à fait reconnaissable. Des études ont montré que le processus libérait plus d’une centaine de composés : acides, alcools, aldéhydes, cétones, etc..

La British Library possède environ 14 millions de livres dont certains ont plus de 1.000 ans. Elle a fait appel à l'entreprise Owlstone Nanotech spécialisée dans la détection des molécules chimiques et des bombes, afin d'élaborer un dispositif capable d’identifier les COV pour composés organiques volatils, émis par les livres en dégradation et de les quantifier afin de déterminer l’état d’avancement du processus.

Le papier, selon son traitement, émet des substances différentes. Il sera donc possible de deviner son mode de fabrication. Certains composés acides ou oxydants peuvent agresser les livres environnants et accélérer leur dégradation.

La British Library teste actuellement un analyseur portable baptisé Lonestar, conçu pour être utilisable par le grand public et plus rapide que ses concurrents pour déterminer la composition de l’échantillon.



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