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Racisme - et si on pouvait le détecter avec un scanner ?


Rédigé le Mercredi 23 Janvier 2013 à 04:40
Andrée Navarro


Des psychologues ont mené une étude selon laquelle les stéréotypes racistes pourraient avoir un effet inattendu sur le cerveau et qu'il serait possible de le détecter en observant la réaction du cerveau via un scanner.


Détecter le racisme grâce au scanner ??
Détecter le racisme grâce au scanner ??
Les psychologues Tobias Brosch de l'université de Genève, Eyal Bar-David et Elizabeth Phelps de l'université de New York ont examiné l'activité cérébrale de plusieurs sujets à qui ils ont montré des photos de visages noirs ou blancs. Selon leurs travaux publiés dans la revue Psychological Science, il serait possible de détecter les préjugés racistes en réalisant un scanner du cerveau. Ces chercheurs ont examiné l'activité au niveau de l'aire fusiforme des visages, c’est-à-dire celle qui, est responsable de la perception des visages. Puis ils ont soumis les participants à une tâche visant à évaluer leurs préjugés racistes inconscients ou non.


Les scientifiques ont constaté que les préjugés racistes modifiaient la manière dont cette aire du cerveau interprétait les visages en fonction de leur couleur. Les chercheurs ont expliqué qu'ils étaient capables de prédire la race du visage observé, simplement en regardant l'activité de l'aire fusiforme, mais seulement lorsque l'observateur avait de forts préjugés racistes.


D'après les auteurs, ces résultats montrent que la manière dont les visages de Blancs et de Noirs sont représentés dans cette région cérébrale diffère chez les personnes avec de plus forts préjugés racistes conscients, comparé à ceux qui en ont moins voire pas du tout. Ceci implique également que les personnes racistes pourraient réellement percevoir les visages de Blancs et de Noirs de telle façon qu'ils semblent plus différents.


Selon Tobias Borsch "Ces résultats suggèrent qu'il pourrait être possible de prédire des différences dans les préjugés raciaux implicites à un niveau individuel en utilisant des données cérébrales".


Elizabeth Phelps précise "Bien que ces découvertes puissent être d'intérêt au vu des implications comportementales et sociétales des préjugés raciaux, notre capacité à les prédire à l'aide de données cérébrales est relativement modeste à ce jour".




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