techredac
 

Quand la pollution se transforme en encre pour les imprimantes


Rédigé le Mercredi 21 Octobre 2015 à 01:43
Andrée Navarro


Un chercheur américain s'est inspiré de la fabrication de l'encre de Chine il y a plus de 2000 ans, pour inventer une technologie permettant d'écrire grâce aux moteurs diesel.


Les Chinois brûlaient des arbres pour récupérer la suie de la fumée afin de produire de l'encre noire, la fameuse encre de Chine. Le professeur Anirud Sharma, d'origine indienne et qui travaille aux Etats-Unis, a eu cette idée au cours d'un voyage en Inde où les villes sont si polluées que lorsqu'on s'essuie le visage, le linge devient presque noir. Alors pourquoi ne pas utiliser ce carbone ?

Le Professeur Anirud Sharma a mis au point une petite machine dotée d'un ventilateur qui absorbe l'air pollué, le filtre et récupère la suie, c'est-à-dire le carbone noir. Cet appareil pourrait tout aussi bien se placer sur un pot d'échappement.

Pour faire l'encre de Chine, les Chinois ajoutaient de l'huile de chanvre et la parfumait avec du musc. Professeur Anirud Sharma ajoute de l'huile d'olive et un peu d'alcool pour obtenir une encre sans produits chimiques.

Cette encre est beaucoup moins chère et pourrait à terme remplir les cartouches de nos imprimantes. Pour remplir une cartouche, il suffirait d'accrocher l'appareil une heure au pot d'échappement d'une voiture diesel ou dix minutes sur la cheminée d'une maison.