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Parlement européen – OUI pour l'eCall sur les voitures


Rédigé le Jeudi 27 Février 2014 à 10:17
Andrée Navarro


A une très large majorité et en première lecture, le Parlement européen s'est prononcé hier en faveur de l'installation sur les voitures d'un système d'alerte de secours pouvant se déclencher automatiquement en cas d'accident de la route.


eCall
eCall
Le dispositif eCall est un système d'appel d'urgence embarqué déclenché en cas d'accident par les occupants d'un véhicule ou automatiquement grâce à des capteurs. Lorsqu'il est déclenché, le dispositif eCall avertit grâce au numéro 112, le centre de réception des appels d'urgence.

La Commission européenne a souligné que les routes de l'UE ont enregistré 1,1 million d'accidents en 2011 qui ont fait 30.000 tués et plus d'1,5 million de blessés, ce qui représente également un coût annuel, pour la société, d'environ 130 milliards d'euros. L'alerte précoce du 112, le numéro européen d'urgence, permettrait un gain de 40 à 50% dans le délai d'intervention des secours et une réduction de 1 à 10% du nombre de tués.

La Commission européenne souhaite, dans sa proposition, qu'eCall soit opérationnel dans tous les États membres à partir du 1er octobre 2015. Ce dispositif embarqué bénéficie du soutien de l'industrie automobile. L'ACEA, Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) juge pourtant le délai trop court. Le Parlement a supprimé toute mention de date, et souligné que la date d'adoption définitive du projet de règlement restait elle-même incertaine, les États membres devant encore se prononcer sur le sujet avant une deuxième lecture.

Le dispositif ECall ne devrait d'abord concerner que les véhicules légers et les petits utilitaires nouvellement mis sur le marché. Les données transmises au 112, le numéro européen d'urgence, grâce aux technologies de télécommunications mobiles, pourraient concerner la catégorie du véhicule, sa localisation, le type de carburant ou le nombre de ceintures bouclées, indice pour les services de secours du nombre de passagers. Des clauses relatives à la confidentialité des données et à la non traçabilité des véhicules devront être respectées.