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Paris - Un nouvel outil pour connaitre le degré de pollution de son quartier


Rédigé le Mercredi 18 Septembre 2019 à 17:33
Andrée Navarro


La Maire de Paris a présenté hier une nouvelle cartographie permettant aux Parisiens de se renseigner plus précisément sur les niveaux de pollution de la capitale.


Cette nouvelle cartographie peut être consultée via le site de la ville. Elle a été mise en place grâce aux données recueillies par Airparif, en charge de la surveillance de la qualité de l'air dans la ville et plus globalement en région francilienne. Ces cartes donnent la possibilité de connaître avec précision les niveaux des différentes sources de pollution réglementées que sont le dioxyde d'azote, les particules fines PM10 et PM2,5 et l'ozone.

Des codes couleurs, vert, orange et rouge, permettent de se rendre compte du niveau de pollution dans la ville, l'utilisateur ayant la possibilité de zoomer sur une rue ou une artère en particulier. Il peut même directement rentrer une adresse pour obtenir l'indice de pollution ainsi que les niveaux des quatre polluants réglementés. Les données sont actualisées toutes les heures.

Une carte plus sophistiquée dont les données sont toujours en cours de validation scientifique, rapporte le quotidien baptisée Pollutrack a été conçue grâce à des capteurs mobiles embarqués sur 400 véhicules électriques pilotés par Enedis et par l'entreprise de VTC Marcel, propriété de Renault. Plus de 60 millions de données ont été collectées en deux ans, concernant principalement les particules fines PM2,5, qui sont les plus dangereuses pour la santé. La carte obtenue permet d'identifier des "hot spots", c'est-à-dire des zones de Paris où la concentration en PM2,5 est particulièrement dense.

Parmi les artères les plus polluées de Paris, Pollutrack met surtout en évidence les grandes avenues au trafic dense comme le boulevard Magenta ou encore la gare du Nord et la gare de l'Est, mais également des zones où stationnent souvent des cars et des bus comme le quartier de l'Opéra ou de la Concorde.

Anne Hidalgo a tenu à développer ces outils en raison d'une "demande des citoyens, de plus en plus exigeants d'information et d'action de la part des pouvoirs publics". L'expérimentation de Pollutrack lui a permis de constater qu'il y a "trois cents points dans Paris qui rejettent des particules fines à des niveaux de danger exceptionnels. Ce sont les bouches d’aération du métro. Et jusqu’ici, on ne les avait pas identifiés". La Maire de Paris souhaite "saisir la direction de la RATP et le ministère de la Transition écologique pour mettre en place un plan de résorption".