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Nouvelles technologies et travail des humanitaires


Rédigé le Vendredi 17 Octobre 2014 à 16:04
Andrée Navarro


Alors que combattants et civils tweetent en direct depuis Kobané ou d'autres zones de conflits, le Comité international de la Croix-Rouge doit s'adapter à une nouvelle guerre connectée


Le CICR, Comité international de la Croix-Rouge a lancé hier à Lausanne la plateforme Global Partnership for Humanitarian Impact and Innovation. Les participants aux débats ont réfléchi aux réponses à apporter aux nouveaux challenges d’un monde hyperconnecté, que ce soit en cas de guerre ou de catastrophe naturelle. Les populations ne sont plus passives en cas de conflits. Elles publient des photos et des témoignages sur les réseaux sociaux pour appeler à l’aide. 

Pour Jean-Yves Clémenzo, porte-parole du CICR pour l’Afrique de l’Est «Le problème est de trier cette avalanche d’informations pour savoir comment agir». Pour cibler les actions à effectuer, un important travail de veille numérique est réalisé au siège du CICR à Genève par une quinzaine de personnes qui analysent les données et fournissent des rapports quotidiens pour seconder l’action des humanitaires sur le terrain. 

La présence du CICR sur les réseaux sociaux expose aussi les humanitaires à des campagnes de propagande et de désinformation. Par exemple, en 2012, lorsque le CICR a dû arrêter la distribution de nourriture en Somalie, les shebab ont écrit des messages violents sur Twitter pour dénigrer l’organisation qui a décidé de ne pas y répondre. «Nous avons choisi de donner notre position dans un communiqué plutôt que de répondre sur Twitter. Il est parfois délicat de savoir comment réagir, mais nous devons garder à l’esprit que le but est d’aider les gens sur le terrain et donc de privilégier le dialogue



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