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Nice - La reconnaissance faciale testée pendant le Carnaval


Rédigé le Mardi 19 Février 2019 à 17:59
Andrée Navarro



C'est une grande première en France.. Chistian Estrosi a finalement obtenu après des années de négociations, le droit de tester pendant le Carnaval de Nice, la reconnaissance faciale sur la voie publique (toujours interdite par la loi).

Le maire de Nice a reçu l’accord de la Cnil, la Commission nationale de l’informatique et des libertés vendredi et le logiciel a été testé dès samedi . Dans un courrier daté du 15 février la Cnil a donné son feu vert et dessiné un cadre très strict à cette expérimentation « pour protéger les droits des personnes ».

La Cnil précise que « les textes en vigueur n’interdisent pas par principe l’expérimentation envisagée », et réclame cependant que le dispositif soit testé auprès des seuls volontaires, en excluant les mineurs. La Cnil invite la ville à « veiller strictement » au « consentement de l’ensemble des personnes concernées ».

Dans une vidéo, le maire de Nice justifie les applications pour lesquels la reconnaissance faciale pourrait être utilisée : retrouver un enfant égaré et surtout faire avancer des enquêtes autour de personnes « d’intérêt », c'est-à-dire recherchées. «Après un attentat, un braquage ou lorsque les complices d’un crime sont identifiés, un tel système pourrait être mis à contribution ».

Comment ça marche ? six caméras du système de vidéosurveillance niçois directement relié au logiciel d’analyse Any Vision développé par la start up monégasque Confidentia. En 0,2 seconde, le système est capable de reconnaître une personne dans un fichier de photos mis à disposition.

La ville de Nice s’est engagée à envoyer les conclusions de son test dans les deux mois « à la Cnil et aux parlementaires ».