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Lettre ouverte à l'ONU contre les dangers des "robots tueurs"


Rédigé le Lundi 21 Août 2017 à 14:27
Andrée Navarro


Une centaine de responsables d'entreprises de robotique ou spécialisées dans l'intelligence artificielle ont écrit une lettre ouverte aux Nations Unies pour mettre en garde contre les dangers des armes autonomes autrement appelées "robots tueurs".


Cette lettre ouverte a été diffusée dimanche 20 aout par le Future of Life Institute, un organisme non lucratif basé aux États-Unis qui met en garde contre les méfaits possibles de la technologie. On peut lire dans cette lettre ouverte à la convention des Nations Unies sur les armes que les "armes offensives autonomes (...) permettront des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir pour les humains".

Parmi les signataires de ce courrier, on note la présence d'Elon Musk, patron de Tesla, constructeur de voitures électriques et partiellement autonomes Tesla, l'entreprise spatiale SpaceX, ou encore Mustafa Suleyman, de la société britannique DeepMind, détenue par Google et spécialisée dans l'intelligence artificielle.

"En tant qu'entreprises mettant au point les technologiques d'intelligence artificielle et de robotique qui pourraient être détournées pour développer des armes autonomes, nous nous sentons particulièrement responsables pour tirer le signal d'alarme".

"Elles peuvent être des armes terrifiantes, des armes que des dictateurs et des terroristes utilisent contre des populations innocentes, et des armes piratées à des fins funestes", poursuivent les signataires. "Nous n'avons pas beaucoup de temps pour agir. Une fois ouverte cette boîte de Pandore, elle sera difficile à refermer. C'est pourquoi nous (vous) implorons de trouver le moyen de nous protéger de ces dangers", écrivent les signataire, originaires du monde entier.

Il faut savoir que l'ONU se penche depuis 2013 sur ce type d'armes et des réunions sur le sujet auraient du avoir lieu à partir d'aujourd'hui à Genève, si elles n'avaient été annulées et reportées à novembre, selon les Nations Unies.

Rappelons qu'en 2015, plusieurs milliers de chercheurs et personnalités avaient déjà lancé un appel pour l'interdiction des "armes offensives autonomes".