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Les pirates informatiques combattent Daesh


Rédigé le Vendredi 20 Novembre 2015 à 01:30
Andrée Navarro


Nombreux sont les pirates informatiques à combattre les djihadistes qui diffusent leur propagande et recrutent sur les réseaux sociaux.


Le collectif de «hackers» Anonymous qui a promis de répondre à Daesh après les attentats qui ont fait 129 morts à Paris le 13 novembre. Anonymous affirme avoir déjà fait fermer des milliers de comptes djihadistes sur Twitter. D'autres internautes agissent contre le cyberactivisme et collectent des informations sur les réseaux de recrutement en se faisant passer pour des candidats au djihad.

«Nous agissons comme un service de renseignements», résume le directeur de Ghost Security Group («groupe de sécurité fantôme»). Son organisation est constituée de volontaires qui transmettent des informations sur les activités des djihadistes au FBI et à d'autres agences gouvernementales américaines.

Michael Smith qui est conseiller en terrorisme auprès du Congrès américain, joue les intermédiaires entre les pirates informatiques - dont les activités sont illégales quel que soit leur objectif - et les agences de sécurité. Il assure que les services de renseignements «apprécient cette aide extérieure». Selon lui, des informations collectées par Ghost Security ont permis de déjouer un attentat en Tunisie en juin dernier.

Comment ça fonctionne ? La démarche la plus facile à entreprendre pour les pirates informatiques est de contacter directement Twitter, Facebook ou YouTube pour dénoncer les comptes ou les contenus soutenant le terrorisme. Selon les cyberactivistes, les réseaux sociaux sont plus réactifs depuis un an même s'ils refusent de s'exprimer officiellement sur la question.
Facebook par exemple interdit désormais toute apologie du terrorisme. YouTube supprime en quelques heures les vidéos de violence. Les comptes djihadistes ne sont plus hébergés sur Twitter, souligne Ghost Security.

Selon M. Berger, un spécialiste de l'EI à la Brookings Institution. «De plus en plus de comptes sont fermés... Je pense que la plupart des signalements sont faits par des groupes comme les Anonymous ou Ghost Security. Mais il y en a d'autres.» Malheureusement les sympathisants de Daesh utilisent désormais l'application de messagerie Telegram, souligne M. Berger.