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La dangerosité des produits vendus en ligne dénoncée par la Répression des fraudes -


Rédigé le Dimanche 23 Décembre 2018 à 17:02
Andrée Navarro


La consommation en ligne des Français "a atteint 80 milliards d'euros en 2017 et 56% des Français ont l'intention d'effectuer leurs achats de Noël en e-commerce". Mais attention... cela n'est pas sans risques


Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), 75% des cadeaux de Noël vendus en ligne sont "non-conformes" et près de 40% d'entre eux représentent même un "danger".

Sur 46 objets - guirlandes électriques, jouets, peluches, panoplies de déguisement -, achetés en "client mystère" par la DGCCRF sur sept plateformes de vente en ligne, Amazon, Cidscount, Ebay, Fnac.com, Rakuten-Priceminister, Aliexpress et Wish, et testés en laboratoire, 75% étaient "non-conformes" et 39% "présentaient un danger pour les consommateurs", selon un communiqué. La liste des produits dangereux pour la santé est consultable dans la rubrique "rappels de produits" du site internet de la DGCCRF. Cette liste sera actualisée dans les jours à venir, d'autres analyses étant en cours.

Concrètement, trois guirlandes électriques sur les huit testées étaient dangereuses, ainsi que cinq jouets en latex sur huit, quatre peluches sur 14 et six costumes sur 16. Les yeux d'une tortue en peluche vendue sur Cdiscount par Fashion-CD sont facilement détachables, donc ingérables, et contiennent du plomb,un déguisement de lutin de Noël vendu sur Aliexpress par FEEX Store contient des phtalates et de l'arsenic.

Du côté des jouets "premier âge" testés, l'oie "Gertie", destinée à être mordue par des bébés dont les dents poussent, vendue sur Ebay par Koodeeuk, contient de la nitrosamine, une substance cancérogène. Quatre autres, en vente sur Amazon et Wish contiennent des phtalates "au-delà des valeurs limites".

La DGCCRF a demandé à ces plateformes en ligne de retirer "le plus rapidement possible, les annonces de produits dangereux" et de travailler "avec les vendeurs à l'étranger, pour opérer les rappels des produits déjà vendus". Ces sites ayant "les mêmes responsabilités" que tout vendeur envers les consommateurs, la DGCCRF les appelle à respecter le code de conduite publié en juin par la Commission européenne, visant à améliorer la sécurité des produits non alimentaires vendus en ligne.

Selon Mounir Mahjoubi, le secrétaire d'État chargé du Numérique, la consommation en ligne des Français "a atteint 80 milliards d'euros en 2017. D'autre part 56% des Français ont l'intention d'effectuer leurs achats de Noël en e-commerce. Mounir Mahjoubi "appelle à la plus grande vigilance". "Un prix excessivement attractif doit être vu comme un signal d'alerte, qui justifie une attention particulière avant d'acheter". Il recommande de soutenir les "TPE et PME e-commerce responsables", dont celles référencées sur le site numerique.gouv.fr.



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