techredac
 

L'opération OpLastResort des Anonymous contre la Banque Fédérale américaine


Rédigé le Lundi 11 Février 2013 à 07:28
Andrée Navarro


Le collectif Anonymous a revendiqué le piratage de données personnelles de près de 4.000 employés de la banque fédérale américaine.


L'opération OpLastResort
L'opération OpLastResort
La Réserve Fédérale américaine a confirmé l’attaque du 3 février, durant la finale du Super Bowl. « La Réserve fédérale est consciente que des informations ont été obtenues en exploitant une vulnérabilité temporaire du fournisseur de son site internet et intranet », a déclaré un responsable de la banque qui précise que cet incident n’aurait pas touché le noyau de son système.


L’opération des Anonymous baptisée OpLastResort était destinée à venger l’activiste américain Aaron Swartz, militant pour une information libre sur Internet qui s’est suicidé le mois dernier. Aaron Swartz était accusé d’avoir dérobé des millions d'articles scientifiques et littéraires à JSTOR, un système payant d'archivage en ligne de publications universitaires et scientifiques.


Anonymous a publié sur Internet les noms d’utilisateurs, les mots de passe mais aussi les numéros de téléphone et les adresses IP de milliers d'employés de la FED afin d’exiger du gouvernement américain une réforme de la loi sur les délits informatiques. Les données des employés de la FED ont été publiées sur Pastebin, une application web qui permet aux utilisateurs de mettre en ligne des morceaux de textes, habituellement des extraits de code source, pour un affichage public.


« Cette tragédie doit être le signal pour réformer les lois contre la criminalité sur internet et (changer) des procureurs bien trop zélés », a affirmé le collectif sur son compte Twitter. Anonymous s'en était pris récemment au site du Massachusetts Institute of Technology (MIT) qui redirigeait vers un message « RIP Aaron Swartz ». 



Dans la même rubrique :
< >

Samedi 19 Janvier 2019 - 16:04 Le site en ligne du Grand débat

Samedi 12 Janvier 2019 - 18:57 Chine - renforcement de la censure