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Julien Assange - une commission de l'ONU juge sa détention arbitraire


Rédigé le Vendredi 5 Février 2016 à 02:35
Andrée Navarro


Cela fait maintenant trois ans et demi que le fondateur de WikiLeaks vit à l'intérieur de l'ambassade équatorienne à Londres de crainte d'être extradé vers la Suède puis vers les États-Unis. Rappelons qu'Il est sous le coup d'une enquête de la justice suédoise dans une affaire de viol qui remonterait à 2010. Une commission d'enquête de l'ONU vient d'estimer que cela constitue une forme de détention arbitraire.


Le groupe de travail de l'ONU a émis un jugement selon lequel Julien Assange a été arbitrairement détenu, en contravention avec les règlements internationaux.... Cette décision doit être rendue publique ce vendredi mais a déjà été confirmée par la Suède. Les autorités suédoises ont fait savoir dans un communiqué que cette décision n'avait à leurs yeux aucun impact sur l'enquête en cours. "Les déclarations du groupe de travail n'ont aucun impact formel sur l'enquête en cours, en vertu de la loi suédoise".

Julien Assange avait annoncé sur Twitter qu'il pourrait quitter l'ambassade et se rendre aux autorités britanniques si l'ONU lui donnait tort. "Si je devais toutefois l'emporter et que les États étaient reconnus coupables d'avoir illégalement agi à mon encontre, je réclamerai que mon passeport me soit immédiatement restitué et que cessent les procédures lancées à mon encontre."

Un porte-parole de la police britannique a prévenu que Julian Assange serait interpellé s'il quittait la représentation équatorienne. "Le mandat d'arrêt reste en vigueur. S'il quitte l'ambassade, nous ferons tout pour l'arrêter".

Quant à Josh Earnest, le porte-parole de la Maison blanche, il a déclaré que les suites que pourrait avoir l'avis de l'Onu "n'étaient pas claires" et que Julien Assange "doit faire face à de graves accusations en Suède et ce pays a demandé son extradition à la Grande-Bretagne. Ces deux pays devront régler cette situation".

Cette décision de l'ONU représente une nouvelle étape dans une affaire qui a débuté en 2010, avec la diffusion de centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques américains confidentiels sur le site WikiLeaks. L'Australien nie les faits qui lui sont reprochés en Suède et se dit victime d'une chasse aux sorcières dirigée par les États-Unis.