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Haïti - trois ans après le séisme


Rédigé le Samedi 12 Janvier 2013 à 01:35
Andrée Navarro


Trois ans après le tremblement de terre qui a ravagé ce pays, 360 000 personnes s'entassent toujours dans des camps insalubres de tentes et des bidonvilles. L’ épidémie de choléra s'est installée dans ce pays ou 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté.


Haïti
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Le 12 janvier 2010, à 16 h 53, un séisme de magnitude 7 dévastait Port-au-Prince et ses environs, détruisant les bâtiments officiels, les hôpitaux et les bidonvilles. Plus de 250 000 morts, 300 000 blessés, 1,3 million de sans-abris réfugiés dans des camps d'urgence. Selon l'Office international des migrations (OIM), pour compenser les 250 000 logements détruits par le séisme, 6 500 maisons endommagées ont été réparées, 4 500 nouvelles habitations ont été bâties et plus de 100 000 abris provisoires en dur ont été fournis.


A  Port-au-Prince, des spécialistes français du BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières travaillent avec leurs homologues haïtiens à cartographier la ville et fournir des informations importantes pour sa reconstruction. Un groupe de sismologues, géophysiciens et géologuesaccompagnés de spécialistes haïtiens cartographient la ville en microzones sismiques précises, en fonction de la réponse des sols aux ondes et vibrations émises lors d'un tremblement de terre. Les spécialistes essaient de définir quatre ou cinq types de zones, sur des sols meubles ou ire de la roche, selon que les bâtiments se situent sur une crête ou dans des sols sablonneux susceptibles de se dérober lors d'un séisme.


Quant à l’Union européenne, elle tire un bilan positif de l’aide débloquée après le séisme, affirmant que 85 % des financements promis avaient été déboursés au bénéfice de cinq millions de personnes, soit un Haïtien sur deux.