techredac
 

Facebook s'engage dans la lutte contre les suprémacistes blancs


Rédigé le Jeudi 28 Mars 2019 à 15:32
Andrée Navarro


Après avoir longtemps été laxiste au nom de la liberté d’expression, Facebook va enfin faire le ménage dans ses publications et celles d'Instagram pour lutter contre la promotion des thèses racistes


Dès la semaine prochaine, grâce aux algorithmes qui filtrent des mots-clés et aux 30 000 modérateurs, Facebook ne se contentera pas de traquer et de proscrire uniquement la nudité, les arnaques ou les publications illégales. Le réseau de Mark Zuckerberg s'engage à supprimer les contenus relatifs au « suprémacisme blanc », à l’apologie du « nationalisme » ou au « séparatisme » blanc, thèses qui promeuvent une séparation physique entre « races ».

Facebook a précisé hier dans un communiqué que ces trois concepts voisins « sont étroitement liés à des groupes organisés promouvant la haine et ils n’ont rien à faire sur nos services » . Perpétrée par un suprémaciste blanc, la tragédie de Christchurch en Nouvelle Zélande, filmée et diffusée en direct sur le réseau social, a provoqué une nouvelle prise de conscience au plus haut sommet de Facebook.

La plateforme traquait déjà l’apologie de ces thèses extrémistes « Mais nous n’avions pas appliqué le même raisonnement au « nationalisme blanc » et au « séparatisme blanc », parce que nous pensions à des concepts plus larges de nationalisme ou de séparatisme, comme la fierté d’être américain et le séparatisme basque qui sont des parties très importantes de l’identité des gens », peut-on lire dans le communiqué. Et de préciser « Désormais, les gens auront toujours le droit de montrer leur fierté de leur héritage ethnique, mais nous ne tolérerons plus l’apologie ou le soutien au nationalisme blanc et au séparatisme blanc ».

D'autre part, les usagers cherchant ces termes seront automatiquement dirigés vers une organisation anglo-saxonne fondée par « d’anciens extrémistes violents ».