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Donalt Trump met en garde Google, Twitter et Facebook - la réponse de Google


Rédigé le Mercredi 29 Août 2018 à 16:30
Andrée Navarro


Le 28 août, Donald Trump a violemment reproché à Google, Twitter et Facebook de manquer d’impartialité et de manipuler les résultats. Des accusations fermement contestées par le géant américain Google.


Donald Trump a lancé depuis plusieurs mois des offensives contre les géants des réseaux sociaux qu'il accuse de "réduire au silence des millions de gens" et de pratiquer une forme de "censure". La dernière attaque date du 28 aout  : le président des États-Unis a mis en garde Google, Twitter et Facebook contre un manque d’impartialité. "i[Ils doivent faire attention!"

Via un premier tweet, Donald Trump a accusé Google de truquer les résultats de son moteur de recherche au détriment des Conservateurs. Plus tard, à l'issue d'une rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino, il a précisé "Google, Twitter et Facebook naviguent vraiment en eaux très troubles et ils doivent faire attention" (...) "C'est injuste pour une grande partie de la population" (...) "Vous ne pouvez pas faire ça aux gens, vous ne pouvez pas!".

Cette dernière attaque du président américain aurait été provoquée par une recherche qu'il aurait faite sur Google avec les mots clés "Donald Trump". Selon son tweet "Rechercher "actualités Trump" sur Google ne donne en résultats que le point de vue et les articles des médias Fake News. En d'autres termes, c'est TRUQUE, à mon encontre et contre d'autres, afin que presque tous les articles et informations soient NÉGATIFS". Il a d'autre part estimé que les médias républicains et conservateurs étaient "écartés". "Illégal?". Plus menaçant il a ajouté "Google et d'autres suppriment les voix des conservateurs et cachent les informations positives. Ils contrôlent ce que nous pouvons voir ou pas. C'est une situation très grave dont on s'occupera!".

Répondant à ces accusations Google a assuré ne pas orienter les résultats de son moteur de recherche vers "une quelconque idéologie politique". (...) "Notre but est de nous assurer que les utilisateurs qui tapent une recherche dans la fenêtre Google Recherche reçoivent le résultat le plus pertinent en quelques secondes". Google a précisé qu'il apporte chaque année des centaines d'améliorations aux algorithmes qui pilotent la recherche.

Pour Eric Goldman, responsable de l'Institut de Droit des Hautes Technologies à l'université de Santa Clara, "toute tentative de Trump de "rectifier" les résultats des moteurs de recherche violerait le premier amendement" de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse.