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Cyberattaque contre Yahoo - les Etats-Unis inculpent des espions russes


Rédigé le Jeudi 16 Mars 2017 à 00:22
Andrée Navarro


Le 15 mars, les autorités américaines ont accusé les services de renseignement russes FSB d'être responsables d'une cyberattaque massive contre le groupe internet Yahoo.


Le ministère américain de la Justice a annoncé quatre inculpations pour une importante attaque contre Yahoo entre 2014 et 2016, attaque ayant touché au moins 500 millions de comptes d'utilisateurs et permis des vols d'informations.

Deux des inculpés Dmitri Dokoutchaïev et Igor Souchtchine sont des agents du FSB, l'ex KGB. Ils sont accusés d'avoir "protégé, dirigé, facilité et payé des pirates informatiques criminels pour collecter des informations par des intrusions informatiques aux États-Unis et ailleurs". Dokoutchaïev avait été arrêté il y a quelques semaines en Russie et inculpé pour "trahison" au profit des États-Unis, avec un autre spécialiste en cybersécurité du FSB, sans que l'on sache si les deux affaires sont liées.

Deux hackers ayant travaillé pour les espions russes ont aussi été inculpés : le Russe Alexeï Belan ("Magg"), qui figurait déjà depuis 2013 sur la liste des cyberpirates les plus recherchés par les États-Unis, ainsi que le canado-kazakh Karim Baratov, arrêté la veille au Canada.

Les pirates ont accédé à 500 millions de comptes d'utilisateurs, et utilisé certaines des informations volées pour infiltrer des comptes d'autres services en ligne comme ceux de Google. L'attaque avait en particulier visé des journalistes russes, des responsables gouvernementaux russes et américains, ainsi que de salariés d'entreprises privées.

"Avec ces inculpations, le ministère de la Justice continue d'envoyer le message fort que nous ne permettrons pas à des individus, des groupes, des États ou une combinaison de plusieurs d'entre eux de compromettre la vie privée de nos citoyens, les intérêts économiques de nos entreprises, ou la sécurité de notre pays" a déclaré Mary McCord, ministre de la Justice adjointe, lors d'une conférence de presse.

La Russie n'a pas réagi officiellement, mais une "source de haut niveau à Moscou" citée par les agences de presse russes aurait affirmé que "Washington n'a pas communiqué avec Moscou sur cette affaire par les canaux disponibles pour les problèmes liés à la cybersécurité". Toujours selon cette source, cela "suggère qu'il s'agit du dernier rebondissement dans l'utilisation de la question des hackers russes dans des conflits politiques internes aux États-Unis".








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