techredac
 

Comment comprendre les piétons grâce à l’'intelligence artificielle


Rédigé le Jeudi 24 Janvier 2013 à 01:47
Andrée Navarro


La municipalité de Mulhouse dans le Haut Rhin expérimente un "analyseur de flux" mis au point par un laboratoire alsacien.


European laboratory for sensory intelligence
European laboratory for sensory intelligence
A Mulhouse, l’ISL, l’Institut franco-allemand de Saint-Louis, un établissement de recherche binational lié à la Défense, a développé une caméra dotée d'un moteur d'intelligence artificielle qui repère et comptabilise les trajectoires humaines, zone par zone, dans un espace déterminé. L’Elsi pour European laboratory for sensory intelligence, créé en 2009 au sein de l'ISL, cherchait un terrain d'expérimentation pour ses travaux sur de nouvelles générations de capteurs.


Jean François Girardin, directeur de l'Aménagement des territoires à la ville précise que Mulhouse disposait " des comptages manuels mais le taux d'erreurs était important et ça coûtait très cher. Quant aux systèmes à faisceaux laser, ça ne marche pas quand vous avez trois copines qui passent bras-dessus-bras-dessous".


L’autre avantage c’est que contrairement aux caméras de vidéosurveillance, les analyseurs de flux ne capturent pas d'image et ne requièrent aucune déclaration auprès de la Cnil, la Commission nationale de l'informatique et des libertés.


La question qu’on peut se poser c’est : pourquoi compter les piétons ? Mulhouse dispose de dix caméras et il s’agit pour la ville de décrypter les usages de la rue dans le cadre d'un plan de revitalisation du centre-ville. Savoir par exemple par où l'on entre et sort, où implanter un panneau d'information ou bien quand lancer une animation. Selon Pierre Raymond , directeur de l’Elsi "C'est une technologie qui permet d'implanter plus de 1.000 processeurs sur un même composant pour moins de 60 euros et d'effectuer 100.000 reconnaissances par seconde".


Comment ça marche ? Une application développée par le laboratoire apprend à la machine à reconnaître le piéton. "On arrive à compter jusqu'à 9.000 personnes par heure avec une granulométrie, c’est-à-dire la distribution statistique, à l'heure, à la minute, au mois". La zone analysée, de 20 mètres par 25, peut être divisée en sous-secteurs, permettant de connaître le côté de la rue préféré des piétons, leur sens de passage ou les points qu'ils évitent.




Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 13 Janvier 2019 - 20:11 Doctolib lance sa plateforme de téléconsultation