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Bientot l'éthylotest antidémarrage obligatoire ?


Rédigé le Samedi 18 Mars 2017 à 00:31
Andrée Navarro


Selon la Prévention routière un tiers des accidents mortels implique un conducteur en état d'ébriété et ce taux est inchangé depuis plusieurs années. L'EAD pour éthylotest antidémarrage, est un dispositif, qui empêche le démarrage d'un véhicule si le conducteur a bu. Il est testé depuis le 1er décembre dernier dans la Drôme, le Nord et la Marne .


Depuis le 1er décembre 2016, les éthylotests antidémarrage (EAD) sont proposés par les préfectures sont appliqués dans la Drôme (26), le Nord (59) et la Marne (51). Cette expérience va faire l'objet d'un bilan pour savoir si elle doit être étendue à l'ensemble du territoire français dès 2019.

Comment ça marche ? L'éthylotest antidémarrage interdit tout démarrage si le chauffeur a bu. Pour que le véhicule puisse démarrer, le conducteur doit souffler dans un éthylotest couplé au système de démarrage du véhicule. Si le taux d'alcool légal est atteint ou dépassé à savoir 0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré ou 0,1 mg pour les permis probatoires, le véhicule reste immobilisé. À chaque démarrage (sauf si le moteur a été arrêté moins de 30 minutes), le conducteur souffle dans l’éthylotest et dispose d’un délai de cinq minutes pour mettre en route son véhicule.

Aujourd'hui, ce dispositif est prévu en cas de condamnation judiciaire (composition pénale, peine complémentaire ou alternative à la prison) ainsi que, dans le cadre de la toute récente loi «justice du XXIe siècle», dans les cas de contrôle judiciaire et de sursis avec mise à l'épreuve. Depuis 2011, les juges judiciaires ont imposé 25 fois seulement l'EAD à des conducteurs condamnés.

L'achat et l'installation de l'EAD aux frais du conducteur rendent cette mesure difficilement applicable, le montant de l'acquisition étant de l'ordre de 1200 euros, ou 100 euros mensuels pour une location.