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Belgique - des activistes ont détourné des milliers d'espaces publicitaires la nuit dernière


Rédigé le Mardi 7 Novembre 2017 à 15:27
Andrée Navarro


Dans la nuit du 6 au 7 novembre, des activistes ont détourné des milliers d'espaces publicitaires dans des stations de métro, abribus et gares à travers toute la Belgique, pour y placarder 2.100 affiches dénonçant la politique migratoire du pays.


Selon les auteurs de cette opération "coup de poing" "la campagne Not in my name est née d'une volonté de confronter les citoyens belges à l'ignominie des actions du gouvernement belge en matière migratoire, qui n'ont qu'un seul objectif, celui de faire disparaître les personnes migrantes, en les expulsant ou en les rendant invisibles".

En une nuit, 7.000 affiches ont été collées dans les transports en commun pour sensibiliser les usagers en faveur d'une politique migratoire digne et respectueuse des droits humains. La campagne d'affichage "Not in my name" s'est déroulée à Bruxelles, Mons, Liège, Charleroi, Louvain, Verviers, Louvain-la-Neuve, Namur et Gand.

Les responsables de cette campagne disent être "convaincus que la plupart des citoyens belges manquent d'information concernant la politique migratoire de leur pays et ne cautionneraient pas les pratiques de leur gouvernement en connaissance de cause. Nous avons voulu rappeler la nécessité de regarder la réalité en face à travers trois faits injustes et révoltants qui sont invisibilisés par le gouvernement".

"En notre nom, la Belgique prive 1% de sa population de droits fondamentaux. Près de 150.000 personnes sans-papiers sont privées de droits et de la citoyenneté, condamnées à la clandestinité, confrontées à la répression, aux arrestations, à l'exploitation et à l'enfermement en centres fermés. Par ailleurs des citoyens hébergent aujourd'hui des migrants pour les protéger des rafles. Enfin, la Belgique enferme des enfants et des innocents, et le gouvernement belge prévoit de construire un nouveau centre fermé pour y enfermer des familles avec enfants mineurs".