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Antennes relais : l’Académie de médecine ne confirme pas leur nocivité


Rédigé le Dimanche 13 Janvier 2013 à 04:31
Andrée Navarro


Tout en restant prudente, l’Académie de médecine rappelle que la nocivité des antennes de téléphonie mobile n’a pas été confirmée.


Antennes relais
Antennes relais
Alors qu’une proposition de loi a été déposée le 1er octobre dernier par Jean-David Ciot, député PS d’Aix-en-Provence, prévoyant d’abaisser le seuil maximal d’exposition aux ondes électromagnétiques, l’Académie de médecine indique dans un communiqué regretter " une initiative fondée sur un flou scientifique et réglementaire qui, ne pouvant se prévaloir en dernier recours que du principe de précaution, est de nature à renforcer artificiellement chez nos concitoyens un sentiment de peur et de défiance injustifié, mais préjudiciable en terme de santé publique".


En effet, si les portables ont été classés comme des « cancérogènes possibles », la nocivité des antennes de téléphonie n’a  pas été prouvée. L’Académie rappelle que plusieurs expertises, dont un rapport publié en 2009 par l'Afsset , l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale et au travail, sur les radiofréquences, ont confirmé "l'absence de risque des antennes relais".


La proposition de loi "n'a aucune justification scientifique". L'Académie de médecine souhaite toutefois "que les arguments scientifiques ne soient pas encore une fois occultés ou déformés" lors du débat parlementaire à venir.


Les antennes relais, note par ailleurs l'Académie, entraînent une exposition aux champs électromagnétiques 100 à 100.000 fois plus faible que les téléphones portables: une exposition pendant 24 heures à une antenne à 1 volt donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes.



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