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Accusés de renseigner le FBI et la NSA les géants d'internet démentent.


Rédigé le Vendredi 7 Juin 2013 à 10:23
Andrée Navarro


Un article du Washington Post révèle que le gouvernement américain collecte auprès de l'opérateur télécoms Verizon les données téléphoniques de millions d'Américains dans le cadre de la lutte antiterroriste. Les géants ont démenti jeudi ces informations selon lesquelles ils fourniraient au gouvernement un "accès direct" à leurs serveurs.


PRISM
PRISM
Selon le Washington Post, la National Security Agency (NSA) et le FBI (police fédérale) "se servent directement dans les serveurs centraux de neuf sociétés internet américaines de premier plan" par le biais d'un programme secret baptisé PRISM. Ils en extrairaient des milliers de sons, d'images, de photographies, de mails, de documents et de clés de connexion. Apple, Google, Facebook, Microsoft, Yahoo, Paltak, AOL, YouTube et Skype auraient rejoint ce programme antiterroriste clandestin mis en place sous George W. Bush en 2007 et étendu sous la présidence de Barack Obama.

Dans différents communiqués diffusés hier soir, Google, Apple, Yahoo et Facebook ont démenti que le gouvernement dispose d'un "accès direct" à leurs serveurs centraux. "Google est profondément attaché à la sécurité des données de ses utilisateurs. Nous dévoilons des données au gouvernement en accord avec la loi, et nous examinons toutes ces requêtes attentivement. De temps à autre, des gens affirment que nous avons créé une 'porte dérobée' pour le gouvernement dans nos systèmes, mais Google n'a pas de 'porte dérobée'," a déclaré Google. Facebook a également démenti ces informations et assuré que le réseau social agissait conformément à la loi.


Le journal dit avoir obtenu des copies de diaporamas décrivant l'opération à des analystes de la NSA. Les sociétés internet participeraient aux opérations PRISM en toute connaissance de cause et sont citées sur l'un des diaporamas de la NSA, dans l'ordre de leur intégration au programme, de Microsoft en septembre 2007 à Apple en octobre 2012. "Nous n'avons jamais entendu parler de PRISM", a déclaré Steve Dowling, porte-parole d’Apple. "Nous ne fournissons d'accès direct à nos serveurs à aucune agence gouvernementale."

Le Washington Post explique avoir obtenu ces documents PowerPoint auprès d'un agent des renseignements qui souhaitait révéler ce qu'il juge être une flagrante intrusion dans la vie privée.




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