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A partir du 15 mars - le nouveau radar mobile


Rédigé le Vendredi 1 Mars 2013 à 02:14
Andrée Navarro


Présenté comme une nouvelle arme pour lutter contre les grands excès de vitesse, le nouveau radar mobile est embarqué à bord d'une voiture de police banalisée qui flashe les automobilistes en roulant.


Radars invisibles
Radars invisibles
Il faut savoir que les excès de vitesse sont une cause majeure de mortalité routière, responsable de 26% des accidents mortels en 2012. Depuis 2003, les radars automatiques ont contribué à une baisse des vitesses moyennes de plus de 10 km/h. Les premiers radars "mobiles-mobiles" ou "mobiles de nouvelle génération" entreront en vigueur le 15 mars prochain dans dix-huit départements. Au total, 300 véhicules devraient être déployés d'ici à trois ans.

Comment ça marche ? Par exemple, sur une route limitée à 130 km/h, roule une voiture banalisée respectant la vitesse autorisée et conduite par deux policiers en uniforme. Lorsqu'ils sont dépassés par la gauche, l'antenne radar, cachée dans la plaque d'immatriculation de la voiture de police relève l'excès de vitesse et déclenche un flash invisible. L'automobiliste n'a rien remarqué, pourtant il vient de se faire verbaliser.

Selon Aurélien Wattez, chef du département du contrôle automatisé à la Sécurité routière  " L'objectif est de se fondre parmi les automobilistes". Et de poursuivre "Cela représente 45 à 50% de morts en moins à cause de la vitesse. Mais certaines personnes n'ont pas évolué autant que la plupart des usagers, donc on est là pour cibler cette population".

Petit bémol : la marge technique de ce nouveau dispositif étant plus importante que sur les anciens radars, seuls les grands excès de vitesse seront détectés. Sur autoroute limitée à 130 km/h, un automobiliste qui roule à 138 km/h ne sera pas verbalisé, car la vitesse retenue (138 moins 10%) est égale à 124 km/h, en dessous de la vitesse autorisée. Si ce même automobiliste est photographié à 146 km/h il sera verbalisé avec une vitesse retenue de 131 km/h (146 moins 10%). En agglomération, les usagers seront donc flashés à partir de 61 km/h, sur une route nationale ou départementale à partir de 102 km/h.

Dans un premier temps, seuls les véhicules qui doublent la voiture banalisée seront contrôlés. Pour Pierre Chasseray, directeur général de l'association 40 millions d'automobilistes. "Cela ouvre la voie à des contestations. Au final, si le conducteur n'est pas formellement identifié, le propriétaire paiera l'amende, mais il n'aura pas de retrait de points." (…) "Si l'objectif est de traquer les chauffards, les vrais délinquants de la route qui peuvent se transformer en criminels, c'est évidemment une bonne chose. Si le but est de piéger monsieur et madame Tout le monde, alors il y aura un sentiment de piège qui est contre-productif".

Quant aux associations de victimes de la route, elles saluent ce nouveau dispositif. "Nous les attendions depuis des années", déclare Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. Pour l'association "Victimes et citoyens ", ce nouvel outil est "la meilleure parade possible contre les systèmes d'avertisseurs de radars car il y aura une présomption de contrôle permanent."




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