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Microsoft dans le viseur de l'UE


Rédigé le Mercredi 18 Juillet 2012 à 00:02
Andrée Navarro


Bruxelles vient d’ouvrir une enquête concernant Microsoft. La commission européenne reproche au géant américain de ne pas avoir laissé le choix aux utilisateurs de Windows 7 SP1 en matière de choix entre navigateurs internet.


Joaquin Almunia, Commissaire européen chargé de la Concurrence
Joaquin Almunia, Commissaire européen chargé de la Concurrence
Lors d'une conférence de presse Joaquin Almunia le commissaire européen chargé de la Concurrence, a annoncé que la Commission européenne a ouvert "une enquête pour un possible non-respect des engagements de Microsoft " en matière de choix entre navigateurs internet. Aucun non-respect des engagements d'une entreprise vis-à-vis de la Commission "ne s'est jamais produit auparavant", a souligné le commissaire européen, indiquant que Microsoft s'exposait à de "sérieuses conséquences" .


Rappelons qu’en décembre 2009, la Commission avait obligé légalement Microsoft à installer une fenêtre multi choix pour les utilisateurs européens de Windows jusqu'en 2014. Et selon Joaquin Almunia "bien que Microsoft ait soumis un rapport à la Commission en décembre dernier, affirmant que cette fenêtre multi choix était toujours présente, nous avons reçu des indications par des tierces parties selon lesquelles Microsoft ne s'était pas plié à ses engagements depuis février 2011".


Ce choix n'aurait en effet pas été offert aux utilisateurs de Windows 7 SP1, lancé en février 2011, et cela pourrait concerner "28 millions d'utilisateurs", a précisé le commissaire européen. "Si, à la suite de notre enquête, cette infraction est confirmée, et Microsoft semble reconnaître les faits, alors il pourrait y avoir de sérieuses conséquences", a mis en garde Joaquin Almunia, qui a précisé qu'en cas d'infraction, il y aurait des "sanctions" financières.


Microsoft s’est déjà vu infliger en 2008 une amende de 899 millions d'euros, réduite plus tard à 860 millions, pour abus de position dominante en ne permettant pas à ses concurrents d'accéder aux informations relatives à l'interopérabilité à des conditions raisonnables sur la période 1998-2007.